Selon le rapport de la commission consultative d’évaluation des normes (CCEN), le coût des mesures d’application de la réglementation thermique 2012 est estimé à 2,68 milliards d’euros sur la période 2010-2022. La commission s’est chargée surtout de décortiquer les coûts liés à la performance énergétique des bâtiments. En ce sens elle émet des doutes sur les délais de mise en œuvre. Cet article fait le point.

Qu’est-ce que la réglementation thermique 2012 ?

Le règlement thermique 2012 est le prolongement de celui de 2005. Il a été créé par le Grenelle de l’Environnement afin de limiter les émissions de gaz à effet de serre. Son objectif, c’est surtout d’avoir une certaine maîtrise sur les dépenses énergétiques et surtout s’engager dans l’environnement. Ainsi, les constructions neuves ne devront plus dépasser les 50 kilowatts/heure d’énergie par mètre carré et par an. Globalement cette réglementation mise sur une conception optimisée et bioclimatique des bâtiments tout en prenant en compte l’éclairage naturel.

Elle mise aussi sur la maîtrise de la consommation énergétique surtout au niveau de l’isolation thermique et de l’étanchéité. On a par ailleurs la prise en compte du chauffage ainsi que l’optimisation du chauffage d’été. Enfin, disons que la rt 2012 près d’Aix en Provence est basée sur 3 exigences : la mesure de l’impact de la concentration bioclimatique sur la performance énergétique, la mesure de la température intérieure officielle et la mesure de la consommation d’énergie primaire.

Impact sur le secteur tertiaire : source d’inquiétudes

Osons le dire : certaines mesures risquent d’être très coûteuses pour les collectivités. En effet, la performance énergétique de certains bâtiments publics va coûter jusqu’à 288 millions d’euros aux collectivités territoriales telles qu’Aix en Provence. Concernant la surveillance de la qualité de l’air dans les bâtiments publics, elle risque de coûter jusqu’à 40 millions d’euros par an aux collectivités sur la période 2015-2021. Cependant, une des plus grandes préoccupations du moment reste le secteur tertiaire qui risque de ne pas supporter les dépenses relatives au respect de la RT 2012. Des mesures d’accompagnement doivent alors être mises en place par l’État. La commission s’est chargée surtout de décortiquer les coûts liés à la performance énergétique des bâtiments. En ce sens elle émet des doutes sur les délais de mise en œuvre.

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