La lutte contre le SIDA n’a jamais été aussi énergique dans la ville de Paris. La maire de la ville Anne Hidalgo a récemment accueilli plus de 20 maires du monde afin de signer une convention portant sur la lutte contre cette maladie endémique. Le but, c’est d’éradiquer la maladie d’ici l’horizon 2030. Est-ce un défi relevable d’ici cette échéance ? Les indicateurs donnent de bonnes raisons d’y croire.

Un objectif ambitieux

Il faut dire que l’éradication du virus du SIDA de Paris d’ici 2030 est un projet ambitieux, mais pas du tout irréalisable. En effet, même si la maladie tue moins dans le monde, elle tue toujours et Paris entend mobiliser les moyens nécessaires afin d’y arriver. Parce que le leadership politique est un élément important dans la lutte contre le SIDA, la maire de Paris a pu regrouper d’autres leaders politiques afin de trouver des solutions sur le long terme. À noter que Paris dispose d’un taux de contamination nettement supérieure à la moyenne nationale. De plus, les populations homosexuelles et les migrants sont les plus touchés, car elles sont beaucoup plus exposés. Aujourd’hui, de sérieux efforts sont en train d’être réalisés et concernent surtout le dépistage et le traitement du virus pour les personnes exposées.

Un engagement global de plus de 200 villes

Peut-on appeler cela la grande offensive contre le SIDA ? Certainement ! En tout cas, outre la vingtaine de maires qui se sont regroupés à Paris, c’est plus de 200 villes dans le monde qui se sont engagées dans la lutte contre cette maladie d’ici 2030 avec l’accès aux tests de dépistage et aux nouvelles formes de traitement. Dans la ville de Paris, les chiffres dont disposent les médecins dans le 13 sont très encourageants, car de plus de 90 % des personnes diagnostiquées sont traitées. Dans toute la France, le taux de séropositifs diagnostiqué n’est que de 81%. Pour les villes engagées dans la lutte contre le SIDA, l’objectif est de diviser par 10 le nombre d’infections d’ici 15 ans.

Le plus important : lutter contre la stigmatisation

Dans ce projet de lutte contre le SIDA, un des aspects fondamentaux reste la sensibilisation contre la stigmatisation dont sont victimes les personnes séropositives. En effet, les 35 millions de personnes souffrant du SIDA dans le monde vivent le plus souvent en marge de la société avec toutes les conséquences que cela peut engendrer.

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